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Reviews

One of the fantastic things about being a teacher is the ability to meet adult people you remember as  kids.On the one hand, you realise the inexorable nature of time, and on the other, you feel happy that the then children are the now grown ups who participate in life and experience the bittersweet aspects of being adult.

When Barbara Parole was showing me the pictures which are being shown at the present exhibition. I suddenly saw her running down a school corridor. Today fifteen years after the moment she received her diploma at the CracovianAcademy of Fine Arts (under the supervision of Professor Włodzimierz Kunz), her artistic output is quite considerable. Her paintings and prints have been shown at the exhibitions in Cracow, Warsaw, and also in the Netherlands and Nurenberg.

And so, I am looking at these landscapes, or rather painterly compositions, which remind me of the title of a painting by Piotr Potworowski.  The painting of finely diferentiated shades of green is titled „The Heart of the Forest”. The art of Barbara Parole is the heart of blossoming orchards – the heart of the space where the mass of trees in blossom often seems to be unreal. On the lerge canvases the artist dynamically applies, or sprays, the paints, which – combined with the thick texture of the background – look like explosions.  Amongst these trees, which explode with white and subtle pink, sometimes a child appears. In many cases, though, the heroes of the paintings are dramatic trunks, branches and flowers.  Speaking about her work, her landscapes and portraits, Barbara Parole is never self-conscious about her creative process and there is no artificiality within her vision. It seems to me that Barbara paints when she needs to. Her work seems like a Franciscan reaction to the world – which means she accepts it the way it is, but, at the same time, she gives in the small pleasure of painting the blossoming trees, her son running across the meadow, or the face of a female… These works are both a way of life and a cure for melancholy. There’s not even slightest trace of pretension here. Everything that’s good and everything that’s vulnerable have been shown by the artist, who seems to look at the world with an appreciative smile.

 

Stanisław Rodziński

 

 

Gerenoveerde Galerie Coninck toont werk van nieuwkomers. Zeer krachtig en veelbelovend zijn een viertal houtskooltekeningen van de Poolse Barbara Parole, die daarmee haar Nederlandse deduut maakt. Naaktfiguren zijn in een meeslepend verticaal perspectief in zwarte geometrische vormen geplaatst, waarbij de hoekige zetting en de ronde, erotische lichaamsvorm een indringende spanning oproepen. Als er al van een echte aanwinst voor de galerie kan worden gesproken, dan het werk van deze Poolse tekenares.

Godert van Colmjon

 

EXPOSITION : PAYSAGES ET PORTRAITS
A LA PAPPILIA
Pour la rentrée de septembre, la galerie d’art Pappilia a choisi de porter aux cimaises les paysages et les portraits de Barbara Parole. Souvent dans une veine impressionniste. Sous l’anodin se cache une grande artiste que vous allez découvrir.
Comme son nom ne l’indique pas, Barbara Parole est polonaise. D’ascendance française par son père, elle a obtenu en 1980 un diplôme à l’académie des Beaux-Arts de Cracovie, où elle a suivi les cours de Wlodzimierz Kuntz, un peintre réputé. Ses tableaux ont fait l’objet de nombreuses expositions à Cracovie, à New York, à Londres, à Paris, en Allemagne et en Hollande, où ses nus ont attiré l’attention. C’est la première fois qu’elle expose chez nous mais, comme le montrent ses portraits, c’est une artiste de talent qui sait choisir le moment et la scène à peindre. Son trait est précis (elle peint avec un tout petit pinceau qui sert au maquillage féminin), les visages sont
fermes et expressifs, et ce qui s’en dégage, c’est le résumé de la personne, comme la quintessence de son caractère.
Ainsi le personnage de Marilyn Monroe, qui imprègne plusieurs de ses toiles : un sourire sensuel flotte sur les lèvres de l’actrice, tandis qu’elle fait tournoyer sa blonde chevelure dans un mouvement qui l’immortalise. C’est du grand art qu’on voit là. Et c’est ce qui a valu à Barbara de peindre le couple héritier de Cambridge, en Angleterre. Quand on vous disait que c’était une grande artiste…
Elle peint dans les tons bleu, noir et rouge, qui sont ses couleurs favorites. Le noir et le rouge servent souvent de fond à ses portraits. Le bleu convient à ses paysages, qui se déploient dans une nature sauvage, presque menaçante. Ces paysages sont exposés aujourd’hui à la galerie Pappilia, dont on vous avait parlé dans une précédente édition de Bruxelles Culture.
Les couleurs semblent exploser au sein de la toile, avec ces arbres en bleu ou en blanc dont les tons rose s’éparpillent comme de la neige, ou ce récif ourlé par la mer que survolent les oiseaux. Ce sont des peintures impressionnistes. Parlant des paysages et des portraits qu’elle a peints, Barbara Parole ne semble pas consciente du processus créatif qui l’anime. Elle semble peindre comme si une force intérieure et jaillissante la dominait, sans qu’elle puisse la contrôler. Son travail semble être une réaction au monde qui l’entoure.
Ainsi cette toile qu’elle m’a présentée comme étant un cataclysme : on y voit une terre dévastée et convulsive, où trois cyclistes tentent de s’enfuir, dont l’un sur une grande roue motrice, mais on a l’impression qu’ils n’y parviendront pas, perdus dans ce cataclysme qui vient d’arriver.
C’est une peinture métaphorique qui nous parle du monde de demain, sous l’œil de notre terre au loin qui regarde les ravages commis.
D’autres toiles ont un air métaphorique. Comme cet amphithéâtre intitulé Colisée qui enveloppe tout le paysage. Il a l’air de refermer ses ailes sur la campagne, comme un oiseau de proie qui va dévorer tout le paysage. On pourrait y voir un clin d’œil à l’histoire de la Rome antique qui étendit son territoire autour de la Méditerranée jusqu’à plus soif. On voit d’ailleurs un plan d’eau derrière les ruines de l’amphithéâtre, dans un paysage qui nous rappelle la terre ocre de Sienne. Trois femmes encore s’imbriquent dans une autretoile. Une madone peinte au fusain garde les yeux baissés sur deux autres femmes qui se détachent au premier plan du tableau : l’une crie sa révolte au monde en serrant les poings, tandis que l’autre, assise sur une chaise, se tient prostrée et silencieuse. Cette toile met en évidence toute l’histoire de la femme moderne, depuis son rôle de femme soumise jusqu’à sa révolte, en passant par ses frustrations.
La toile la plus intéressante est sans doute celle des Mannequins, à la devanture de la galerie : leur visage est caché sous des loups qui nous rappellent le carnaval de Venise. C’est l’homme, c’est la femme d’aujourd’hui qui se déguisent chaque jour pour jouer leur rôle dans la société. Pour jouer la comédie de la vie. « Nous avons besoin de l’art pour ne pas mourir de la vérité », disait Nietzsche qui sert de référence à la galerie…

A découvrir à la Pappilia Art
Gallery jusqu’au 8 octobre 2017. Plus de détails sur le site www.pappilia.be
Rue de la Brasserie 71 à 1050 Bruxelles,
Michel Lequeux